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Fiches histoire
Valentin Vigneron, une autre façon de voir le XXe siècle

Fiche du : 01/06/2003

L'architecte clermontois Valentin Vigneron a marqué la ville de son empreinte. Environ trois cents bâtiments réalisés de 1930 à  sa mort en 1973 portent sa signature.

Illustration
22, rue Colbert, hall d'entrée de l'immeuble construit en 1958
 

Né à  Ahun en Creuse, Valentin Vigneron s'installe en 1926 à  Clermont-Ferrand et suit les cours de l'École municipale des Beaux-arts, tout en travaillant chez l'architecte André Papillard. En 1928, il s'inscrit à  l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, en continuant son apprentissage dans des agences d'architecture. Pour des raisons de santé, il regagne l'Auvergne en 1930.

Très jeune, il travaille d'abord avec des architectes bien implantés comme Pierre Verdier et Albéric Aubert. Il noue des relations durables avec des entrepreneurs, des artisans et des artistes clermontois qui, associées à  son talent, contribueront à  assurer de grandes qualités techniques et esthétiques à  ses créations. De cette époque, date le début de sa collaboration avec le peintre Louis Dussour et le sculpteur Raymond Coulon. De 1930 à  1944, Vigneron réalise deux cent six opérations, dont cinquante-six villas ou hôtels particuliers et quarante-six immeubles.
Après la Seconde Guerre mondiale, solidement implanté à  Clermont au point de devenir membre du conseil municipal, il voit s'ouvrir des perspectives nationales. En relation avec le célèbre architecte parisien Auguste Perret, il fait partie de son atelier lorsque celui-ci est nommé architecte en chef de la reconstruction du Havre. Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre brillamment sa carrière à  Clermont, où de nombreuses villas et plusieurs immeubles portant son empreinte s'élèvent à  l'ouest et au sud-ouest de la ville.

La gare routière, érigée de 1961 à  1964, est son premier grand édifice public. En 1973, il construit sur ce même îlot des Salins, la Mutualité agricole, le Crédit agricole et la Maison des congrès. Parmi ses réalisations importantes, on peut citer les bâtiments du journal La Montagne (1964), la Direction régionale des douanes (1965) et de l'équipement (1966).
Parallèlement à  sa carrière d'architecte, il s'adonne avec passion à  la peinture. Environ deux cents toiles ont été conservées ainsi que des portraits au pastel et des croquis.